Le carnet montréalaisNo 01 · Octobre 2026

Plaidoyer pour une bachelorette à Montréal

La future mariée mérite un peu de romance. Et peut-être un peu de grabuge.

  • Dessert ou une autre bouteille ?
  • La porte devant laquelle vous passeriez cent fois
  • Pourquoi le meilleur moment est celui qu’on n’a pas prévu

Bien sûr, Nashville a ses remix de Diplo de chansons country que vous détestiez déjà. Miami a ses beach clubs, son service bouteille et une gueule de bois dont votre compte en banque se remettra vers Noël. Paris, c’est Paris, mais convaincre dix femmes de sacrifier leurs vacances et la moitié de leurs économies pour un long week-end en Europe ? Voyons donc.

Et Charleston ? Ma chérie, c’est charmant. Mais avez-vous vraiment pris l’avion pour bruncher dans une version plus jolie de chez vous ?

Alors, puis-je vous proposer quelque chose d’un peu plus intéressant ?

Montréal a le don de donner aux choses ordinaires des airs de secret bien gardé.

C’est le genre de ville où le gars qui dessine au café n’a pas payé son loyer depuis trois mois, mais porte un manteau qui coûte plus cher que votre billet d’avion. Où vous vous arrêtez pour un café, remarquez une petite terrasse nichée entre deux vieux immeubles et, on ne sait trop comment, commandez un verre de vin avant midi.

Vous êtes venues pour une bachelorette. Déjà, le week-end a d’autres projets.

Samedi, 10 h

Peut-être passerez-vous le samedi matin dans un cours de yoga privé, la salle chaude et parfumée à l’eucalyptus, votre instructrice parlant si doucement que vous lui pardonnez presque de vous faire tenir la posture. Une heure plus tard, vous voilà enveloppée dans un peignoir au Bota Bota, un spa flottant aménagé dans un ancien traversier, à regarder défiler le Saint-Laurent en trinquant aux bulles avec vos femmes préférées.

20 h

Et puis, il y a le souper.

Un bar aux chandelles dans une salle victorienne aux boiseries sculptées, une nature morte florale illuminée au-dessus des bouteilles

Une table aux chandelles dans un manoir victorien, des murs couverts d’art et un éclairage si flatteur qu’il devrait être interdit. Le serveur vous recommande une bouteille dont vous n’avez jamais entendu parler. Vous la commandez, évidemment. Sa mâchoire n’y est pour rien.

Trois heures plus tard, les chandelles ont fondu, personne ne se souvient de l’heure de la réservation, et la question de la soirée se pose d’elle-même.

23 h 30

Mais la soirée n’est pas finie. Loin de là.

Il y a une porte devant laquelle vous seriez passée cent fois sans la remarquer. Derrière, un bar à cocktails où le barman, plutôt séduisant, vous demande dans quelle humeur vous êtes plutôt que ce que vous voulez boire. Vous lui répondez quelque chose de vague et de légèrement inquiétant. Il hoche la tête comme s’il avait entendu pire.

Dix minutes plus tard, il pose devant vous quelque chose qui goûte le grabuge, avec un zeste d’agrumes.

Personne ne le dit, mais tout le monde sait que vous ne rentrez pas de sitôt.

3 h du matin

Vous pouvez avoir votre souper raffiné et votre fin de soirée un peu moins raffinée à 3 h du matin. Passer le samedi dans une galerie d’art et le samedi soir sur une piste de danse découverte par hasard. Louer un chalet dans les Laurentides, disparaître dans la région viticole des Cantons-de-l’Est, ou rester en ville et laisser le week-end suivre son cours.

Montréal n’a pas besoin de fabriquer du plaisir pour un groupe de femmes en tenues assorties. Elle divertit son monde depuis bien avant que les bachelorettes deviennent une industrie.

Et elle se fiche pas mal que vous célébriez des fiançailles, une promotion, un divorce ou absolument rien.

Il y a quelque chose d’assez séduisant là-dedans, non ?

Alors :

  • Amenez vos femmes préférées.
  • Apportez la robe que vous gardez pour une occasion qui ne vient jamais.
  • Réservez le souper.
  • Commandez la deuxième bouteille.

Et surtout, gardez un peu de place pour l’imprévu.

Parce que vous arriverez peut-être à Montréal pour la future mariée. Mais je soupçonne que vous repartirez un peu amoureuse de la ville.

Un mot de la fondatrice

Un peu de connaissance locale, ça mène loin.

Les meilleures histoires montréalaises commencent rarement par une recherche Google. Je suis la fondatrice de Big Weekend, un service de conciergerie de bachelorettes basé à Montréal, et il se trouve que je connais une chose ou deux sur les portes qui valent la peine d’être poussées, les tables qui valent la peine d’être réservées et les soirées qu’il vaut mieux laisser un peu imprévues.

Vous amenez la future mariée et la gang. Je m’occupe du reste.

Planifier mon week-end →

Faites-en un Big Weekend.

Commencer à planifier →